Momento Espírita
Curitiba, 18 de Janeiro de 2018
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ícone Le bonheur auquel nous aspirons

On raconte qu’un jour un moine entra dans un village monté sur un bœuf. Son apparence attirait la curiosité de ceux qui traversaient les rues par où il passait.

Certains s’approchèrent et lui demandèrent vers où il allait, ce qu’il faisait là. Imperturbable, il déclarait toujours : Je cherche un bœuf.

Les gens se regardaient sans comprendre et ils s’interrogeaient : Vu l’âge que ce religieux semble avoir, aurait-il un problème mental ?

Le lendemain, la scène se reproduisit. Arrivé au village, les questions se répétèrent et la réponse aussi : il cherchait un bœuf.

Le troisième jour, certains passants ne supportèrent plus de telles absurdités, et firent : Pourquoi entrez-vous ici en affirmant que vous cherchez un bœuf ? Ne voyez-vous pas que vous montez justement l’animal que vous dites vouloir trouver ?

Calmement, montrant sa sagesse et son sens de la psychologie, le moine s’arrêta et fit l’observation suivante : Comme c’est intéressant ! Vous avez remarqué mon incohérence. Or, je ne fais qu’agir comme vous.

Tous les jours, vous cherchez le bonheur. Vous quittez vos maisons, vos familles, votre région natale pour partir le trouver ailleurs.

Vous ne réalisez pas qu’il est en vous, qu’il est en chacun de nous, il suffit de le découvrir.

*   *   *

Nous agissons presque toujours de cette façon. Nous convoitons le bonheur, nous le plaçons dans des choses que nous devons encore conquérir : une maison plus spacieuse, une nouvelle voiture, une promotion et un plus gros salaire, un voyage extraordinaire, un grand amour…

Dans cet empressement, nous oublions de vivre et de regarder ce qui nous entoure, d’apprécier ce que nous avons et qui pourtant est si précieux.

Nous délaissons notre famille, nous ne savourons pas le temps que nous passons dans nos foyers. Nous avons cessé de nous extasier au sourire d’un bébé, de ses premiers mots, de ses premiers pas.

Nous ne profitons pas des jours de pluie et de la bénédiction du soleil. Nous ne nous rendons pas compte du bonheur que c’est que de pouvoir marcher avec nos pieds, de pouvoir courir, ou simplement se promener dans la lumière du matin en respirant à pleins poumons l’air parfumé qui s’offre gratuitement.

Nous ne percevons pas le plaisir qu’il y a à pouvoir se nourrir en identifiant chaque saveur grâce au goût.

Et comme nous vivons sans égard pour le sort qui est le nôtre, il nous arrive souvent à la perte de l’un de ces dons précieux de nous exclamer : J’étais heureux et je ne le savais pas !

Nous pourrions dire : J’étais heureux et je ne m’en rendais pas compte, je n’ai pas profité de toutes ces choses merveilleuses qui étaient à ma portée.

Donc, avant que ces bijoux rares ne disparaissent, que notre amour parte, que notre santé se détériore, que toutes nos possibilités physiques et intellectuelles s’affaiblissent, découvrons le bonheur dont nous sommes porteurs.

Ne le projetons pas vers l’avenir, car nous ne savons pas si nous l’atteindrons. Vivons aujourd’hui, intensément, avec ce que nous avons, ce que nous sommes, qui nous rencontrons.

La pluie est tombée ? Le soleil est apparu ? Le jardin a fleuri ? Le chien nous a reçus avec joie ? Quelqu’un nous a étreints ?

Découvrons le bonheur dans chaque bénédiction divine, chaque minute de notre vie.

Pensons-y.

Rédaction du Momento Espírita
basé sur la légende d’un auteur inconnu.
Traduction réalisée dans le respect des « Rectifications orthographiques du français en 1990 » de l’Académie française (
http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rectifications_1990.pdf). NdT
Traduction : Gootjes Irène
Le 16.11.2016.

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