Momento Espírita
Curitiba, 18 de Novembro de 2019
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ícone Marathoniens de la vie (audio)

Vers 2.500 A.C., les Grecs ont idéalisé des festivals sportifs en hommage à Zeus dans le sanctuaire d’Olympie qui sont à l’origine du terme Olympiade.

L’événement était si important qu’il interrompait même les guerres en cours.

Le vainqueur recevait une couronne de laurier ou de feuilles d’olivier.

La première Olympiade de l’ère moderne a eu lieu en 1896, à Athènes, avec la participation de quatorze pays.

Les Olympiades réalisées tous les quatre ans signalent toujours un fait marquant.

Ce qui fut le cas en 1984, à Los Angeles. Pour la première fois, le marathon pour les femmes a été inclus dans la compétition.

Si les jeux ont brillé par leur organisation et la cérémonie d’ouverture avec des défilés et de la musique exécutées avec perfection par des centaines de participants, une femme a attiré les regards du monde entier.

Il est possible que peu de gens se souviennent de celle qui a gagné ce jour-là l’or olympique au marathon féminin. Cependant, bien après l’arrivée de la vainqueure, l’inoubliable scène de la Suissesse, Gabriela Andersen-Schiess, pénétrant dans le stade en chancelant, est restée dans les mémoires.

Démontrant une extrême fatigue, semblant désorientée, elle ne courait pas, mais marchait avec beaucoup de difficulté. Elle avançait en titubant.

Cette femme maigre progressait de façon étrange, révélant d’intenses douleurs. Étrange, mais déterminée à atteindre son objectif.

À l’extérieur de la piste, l’accompagnant pas à pas, prêts à la soutenir au cas où il tomberait, deux juges.

Ils étaient là, mais ils ne pouvaient intervenir, car cela la disqualifierait.

Le stade gardait le silence face à cette scène inhabituelle. Puis, frappant des mains de manière rythmée, comme pour marquer chaque pas, la foule se mit à encourager Gabriela qui n’a pas abandonné.

Elle a conclu les derniers cent mètres en cinq minutes et quarante-quatre secondes et a obtenu la trente-septième place.

Or, l’ovation qu’elle reçut fut énorme. Son dernier pas, avant de s’écrouler, a été soutenu par les moniteurs de l’épreuve.

Elle n’a obtenu aucune médaille, mais elle a gagné le défi qu’elle s’était lancé : arriver au bout.

*   *   *

Dans la vie, comme au marathon, un objectif doit nous faire avancer : conclure, réaliser tout le parcours avec honneur, même si l’on arrive estropié plein de douleurs dans le corps et dans l’âme.

Nous naissons tous et renaissons pour être des vainqueurs. Nul ne vient au monde pour être un perdant, pour abandonner la lutte.

Ceux qui atteignent cette victoire, ceux qui passent par les épreuves, qui les gagnent, même en arrivant chancelants, on les appelle des accomplis.

Quand, après la mort physique, ils entrent dans le monde spirituel, ils sont ovationnés comme Gabriela l’a été en ce jour lointain de 1984.

Comme elle, dans les derniers mètres nous pourrons être fatigués avec des crampes dans l’âme par tant de douleurs supportées. À nos côtés, vibrant et nous donnant du courage, se trouveront nos anges gardiens, nos amis spirituels.

Prêts à nous soutenir au cas où nous venions à succomber, ils seront là, mais sans intervenir directement, parce que le mérite de la bataille vaincue doit être exclusivement le nôtre.

Pensons à cela et comme Gabriela, n’abandonnons pas. Luttons, persévérons.

Disons-nous que si les douleurs sont si intenses, c’est le signe que la fin est proche. Très proche.

Et la victoire nous appartiendra.

Allons. Un pas de plus. Soyons les vainqueurs du marathon de la vie.

Nos amours attendent cela de nous. Le Père céleste en a la certitude. Continuons. Rien qu’un pas de plus. Aujourd’hui. Maintenant.

 

 Rédaction du Moment Spirite.
Traduction réalisée dans le respect des « Rectifications orthographiques
du français en 1990 » de l’Académie française
(
http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rectifications_1990.pdf). NdT
Traduction : Gootjes Irène
Le 25.9.2019.

 

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