Momento Espírita
Curitiba, 16 de Agosto de 2018
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ícone Amour, essence divine (audio)

Une amie un jour m’a raconté une expérience intense qu’elle avait vécue récemment.

Elle me dit que lors d’un voyage qu’elle avait fait à São Paulo pour visiter sa mère souffrante, une fois assise sur un siège dans l’autobus sur le chemin du retour, elle se mit à penser au nombre d’heures de voyage qu’elle avait devant elle et fut prise de découragement.

Demain, je serai fatiguée, car une longue journée de travail m’attend jusqu’à dix-neuf heures.

Je décidai donc de dormir. J’essayai de fermer les yeux tout en me disant : « Repose-toi ».

Mais ce fut en vain. Alors, je me mis à regarder devant moi et je vis la circulation chaotique, les lumières rouges, les clignotants allumés.

Des dépassements dangereux, des coups de klaxon retentissant, chacun avait hâte de rentrer chez soi.

Des jeunes faisaient des zigzags en risquant leur vie pour changer de voie.

Je me dis en moi-même : « C’est bien São Paulo, la ville où tout le monde court, où on vit et on aime. »

J’ai refermé les yeux et j’ai encore une fois essayé de me reposer sans y parvenir.

Alors, des scènes récentes me revinrent en mémoire : je vis ce sourire vieilli marqué de rides par une vie difficile.

Un beau sourire accompagné de cette chaleureuse étreinte.

Une forte embrassade suivie de ces quelques mots : « Toi ? C’est toi, ma petite ? Tu es venue me voir ? »

À cet instant, toute la fatigue disparut.

Devant son sourire, son baiser et ses mots, je perçus que le mal d’Alzheimer n’avait pas encore affecté la partie de sa mémoire dans laquelle j’existais.

Je sentis que la lutte avec ses remèdes et notre affection qui l’entourait donnaient toujours des résultats.

J’avais oublié mon épuisement et je m’aperçus que si tout avait été à refaire, je l’aurais refait mille fois, et mille fois encore de la même manière.

J’aurais affronté mille fois encore des heures d’autobus rien que pour voir ma mère sourire et pouvoir lui répondre : « Oui, maman, c’est moi, ta petite. »

*   *   *

L’amour étant le sentiment par excellence, il fait son nid dans le moi immortel.

C’est spirituel, donc impérissable.

L’amour qui unit les âmes qui se ressemblent ne mesure pas les sacrifices, il ne se laisse pas perturber par les défis de la vie physique.

L’amour filial revêtu d’affection, d’attention, de dévouement, fait battre plus fort le cœur maternel.

Il peut faire ressurgir des souvenirs qui lui sont chers et parfumer des âmes nostalgiques, avides de contact, d’un mot, d’un geste.

L’amour maternel, qui est l’amour le plus pur et le plus sacré qui soit sur la terre, mérite toute notre gratitude, notre révérence, nos sacrifices.

Aimer vraiment est un bonheur vécu intensément par les cœurs qui savent évoluer au-delà des liens matériels.

Correspondre à l’amour qui nous est dévoué, c’est vibrer avec les mêmes intentions.

C’est être en affinité avec la même onde vibratoire.

Quand les âmes sont en syntonie, les cœurs battent à l’unisson, pas même les alzheimer de la vie peuvent les empêcher de se reconnaitre.

*   *   *

Amour, essence divine.

Parfum des cœurs dans ce monde d’illusions, est-il quelqu’un qui puisse le définir ?

 Rédaction du Moment Spirite.
Traduction réalisée dans le respect des « Rectifications orthographiques du français en 1990 » de l’Académie française (
http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rectifications_1990.pdf). NdT
Traduction : Gootjes Irène.
Le 20.6.2016.

 

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