Momento Espírita
Curitiba, 25 de Agosto de 2019
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ícone Leçon pour un enfant (audio)

Alors que s’écoulaient les dernières années du XIXe siècle, dans le village de Rampur, en Inde, le fils du gouverneur du district se rendit un beau jour au bazar pour acheter des bonbons.

Chemin faisant, il rencontra une femme âgée, boiteuse, qui faisait la mendicité. Compatissant, il fit ce qu’il avait vu faire sa mère à de nombreuses reprises : il lui donna tout ce qu’il avait sur lui et rentra chez lui sans bonbons.

Malgré tout, il était toujours sous le coup d’un sentiment d’inquiétude. Sundar Singh était sûr que les quelques pièces de monnaie ne seraient pas suffisantes pour remédier aux besoins urgents de la vieille dame.

Il avait remarqué que le souffle du vent froid agitait les haillons qui enveloppaient son corps maigre et aurait souhaité pouvoir la mettre à l’abri.

Il alla donc voir son père, lui raconta l’histoire et lui demanda s’il ne serait pas possible de lui donner cinq roupies, ce qui lui permettrait de s’acheter des vêtements chauds.

Comme il était absorbé par des questions d’ordre politique, Sher Singh ne fit pas attention à la véritable signification de la requête de son garçon, aussi lui répondit-il qu’il avait déjà plusieurs fois secouru cette femme et qu’à présent son fils devait laisser quelqu’un d’autre le faire.

Sundar ne fut pas satisfait par cette solution. Après tout, il vivait dans un grand manoir ancien, très confortable, où la nourriture était bonne et où les vêtements chauds ne manquaient pas.

Vu qu’il savait où son père gardait l’argent, en silence, il retira cinq roupies et sortit de chez lui dans l’intention de les remettre à la nécessiteuse.

Mais les pièces de monnaie lui brulaient la main. C’était du vol et il comprenait très bien la valeur morale de l’action pratiquée. Et si son père venait à le découvrir ? Il n’avait pas peur de la punition, il craignait seulement de perdre l’amitié et la confiance de sa famille.

Il s’arrêta, regarda les pièces de monnaie, les retint fermement dans sa main fermée et retourna chez lui, prêt à les rendre.

Or, il y avait du monde près du coffre. Sundar trouva donc une bonne cachette où laisser l’argent et ne dit rien.

Plus tard, son père se rendit compte qu’il manquait des pièces. Il était sûr de les avoir déposées dans le coffre. Il chercha mieux. Peut-être par distraction les avait-il mises à un autre endroit. Mais cela s’avéra infructueux.

Il demanda alors à son fils s’il ne les avait pas vues et celui-ci répondit que non. Finalement, comme il ne s’agissait pas d’une quantité importante, le gouverneur oublia l’affaire.

À la nuit tombante. Tout le monde alla se coucher après avoir lu un extrait du livre sacré.

La nuit fut terrible pour le garçon qui la passa à se tourner et à se retourner dans son lit, d’un côté et de l’autre, car il ne parvenait pas à trouver le sommeil.

Le lendemain, dès l’aube à l’heure où le ciel commence à rougir, il courut à l’endroit où il avait caché l’argent, le prit et le rendit à son père en avouant ce qu’il avait fait.

La tourmente qui le consumait intérieurement d’un seul coup disparut. Maintenant, alors qu’il se tenait devant son père, il attendait d’être puni.

Que vienne la punition ! – pensait-il – il la méritait.

Mais à sa grande surprise, après l’avoir entendu et avoir reçu les pièces de monnaie en retour, son père lui dit :

J’ai toujours eu confiance en toi, mon fils. Je vois à présent que je ne me suis pas trompé.

Et tendant sa main ouverte, il rendit les cinq roupies au garçon en lui disant :

Prends ces pièces et porte-les à la mendiante.

On peut imaginer tout le respect et toute l’admiration que le petit ressentit pour son père à cet instant.

*   *   *

Éduquer les enfants, leur enseigner les valeurs morales demande des soins. Il n’est pas de juste formule prêtant à l’équivoque dans le processus éducatif.

Or, une bonne dose de compréhension, une once de psychologie, une observation attentive et beaucoup d’amour nous assureront certainement les meilleurs résultats dans l’éducation morale de nos enfants.

Pensons-y et faisons en sorte de nous y consacrer. Après tout, il n’est pas de plus grand trésor sur la Terre que les Esprits qui vivent sous notre toit en tant qu’enfants de notre chair et de notre chœur.

 

Rédaction du Momento Espírita sur la base du chap. 1er, du livre
O apóstolo dos pés sangrentos, de Boanerges Ribeiro,
 ed. Casa Publicadora das Assembleias de Deus.
Traduction réalisée dans le respect des
« Rectifications orthographiques du français en 1990 » de l’Académie française
 (http://www.academie-francaise.fr/sites/academie-francaise.fr/files/rectifications_1990.pdf). NdT
Traduction de Gootjes Irène
Le 25.7.2019.

 

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